Les contes se veulent posés au dos d'une carte postale envoyée d'une réalité rendue lointaine...
Orateur maladroit, les contes barbares débutent par une conférence qui prendra un tour imprévu.
Le personnage se retrouve à la tête d’un récit chaotique : conte, essai, monologue aux multiples entrées… Il essaye de se défaire de tous les rôles qu’on lui a fait tenir : enfant modèle d’une société modèle, héritier consentant d’une histoire truquée, témoin mutique du désordre du monde.
Entre politique des fictions et fictions politiques, les contes barbares posent la question de la narration et du rôle des récits, dans une parole en forme de mosaïque, cousue de références et d'emprunts, toujours haletante :
« Je ne vois que des mots, mes yeux se posent sur des mots, des mots transfuges et truqués, des mots croulants et écroulés. » |