Jacques Bertin : « la voix qui porte l’aube dans la nuit du monde »
Les mots d’abord, la parole d’un homme, de celle qui brasse la douleur de vivre et les amours, qui parcourt sans fin les territoires de l’enfance comme un terreau pour l’amitié des hommes, pour la fidélité en l’être humain. Les mots qui cherchent derrière eux la lumière des visages, malgré toutes les douleurs du monde.
Et puis la musique, ou bien plutôt le souffle. Jacques Bertin ne met pas en musique ses textes, il gonfle d’un vent porteur cela qui parle de solitude, de la mort, de la vie malgré tous nos désastres.
Enfin la voix, sur scène cet « homme qui chante », comme il se nomme lui-même, porte au bout de la ferveur le |