Festival de l'histoire de l'art – Jour 2
77300 Fontainebleau
Description de l'annonce
À l’occasion de sa quinzième édition, le festival de l’histoire de l’art met à l’honneur **le Maroc**, premier pays africain invité au festival, et un thème : **la mode**, objet singulier et champ en pleine effervescence de l’histoire de l’art.
Conférences, débats, ateliers, présentations d’ouvrages, expositions, spectacles, concerts, performances, projections cinématographiques, visites libres ou guidées et activités familiales, mais aussi remises de prix et concours d’éloquence « Ma thèse en 180 secondes » … Le festival de l’histoire de l’art est fort de **plus de 300 événements gratuits et ouverts à toutes et tous**.
Il mettra en scène la richesse des arts visuels de toutes les époques pendant 3 jours, **du 5 au 7 juin, dans le cadre patrimonial exceptionnel du Château de Fontainebleau**.
_Un événement organisé par l’Institut national d’histoire de l’art et le Château de Fontainebleau, sous l’égide du ministère de la Culture._
**Plus de 130 événements auront lieu au Château de Fontainebleau et aux alentours le samedi 6 juin, à l'occasion du Festival. Parmi les nombreux temps forts de la journée compteront notamment :**
### **10h -** _**Conférence**_ **:** Expression artistique au Maroc : la focale féminine
Intervenante : Nadia Sabri ( Musée Mohammed VI d'art moderne et contemporain)
Château de Fontainebleau - chapelle de la Trinité
Au Maroc, des artistes femmes, historiennes de l’art, curatrices, fondatrices d’espaces d’art, ainsi que des chercheuses et critiques d’art partagent, au-delà de leurs parcours singuliers, un vécu et des défis communs. Une focale féminine manifeste à travers les récits historiographiques, la curation, la représentativité au sein des collections et des expositions, et particulièrement dans la pratique artistique. Cette intervention repose sur des travaux effectués pour l’organisation du colloque et de la publication de l’ouvrage _Les femmes et l’art au Maghreb_, réalisés entre 2021 et 2025.
### **11h30 –** _**Table ronde**_ **:** Se vêtir à l’âge du Bronze : un dialogue inédit entre archéologues et étudiants en Fashion Design
Intervenants : Hakima Benabderrahmane (Musée d'Archéologie nationale-Domaine national du château de Saint-Germain-en-Laye), Tara Chapron (Sorbonne Université), Sylvie Marot (ESMOD), Rolande Simon-Millot (Musée d'Archéologie nationale / Université de Bourgogne)
Château de Fontainebleau - vestibule Saint-Louis
À l’occasion de l’exposition "Les Maîtres du Feu – L’âge du Bronze en France 2 300 - 800 av. J-C.", le musée d’Archéologie nationale – Domaine national du château de Saint-Germain-en-Laye s’est associé à l’école ESMOD Paris, Lyon, Bordeaux et Rennes pour une résidence d’été croisant création de mode, recherche historique et transmission culturelle. En juillet 2025, douze étudiants de deuxième année en Fashion Design ont investi un fablab créatif pour concevoir des vêtements et accessoires contemporains inspirés de l’âge du Bronze. La table-ronde reviendra sur ce projet d’éducation artistique et culturelle portée par le service développement culturel et des publics du MAN, en mettant en avant la singularité du projet à mi-chemin entre recherche et création.
### **14h –** _**Concours**_ **:** Ma thèse en histoire de l’art et en archéologie en 180 secondes
Château de Fontainebleau - chapiteau cour ovale
Le concours « Ma thèse en histoire de l’art et en archéologie en 180 secondes » est une occasion unique pour les doctorantes et doctorants de s’exercer à présenter leur thèse au grand public, devant un jury constitué d’historiennes et historiens de l’art, chercheuses et chercheurs, conservatrices et conservateurs du patrimoine. Chaque étudiante et étudiant disposera de trois minutes pour réaliser un exposé clair et concis de son projet de recherche.
### **15h –** _**Conférence**_ **:** Le Harem et son contraire : pour un retournement iconographique
Intervenante : Jocelyne Dakhlia (EHESS)
Château de Fontainebleau - chapelle de la Trinité
Sur la base d'un ouvrage récemment paru, ancré au Maroc et dans l'histoire marocaine, la question d'une iconographie du Harem, toujours surdéterminée par l'orientalisme, sera examinée dans ses implicites politiques et ses implicites relatifs au genre. Sur cette base il y a matière à proposer une contre-iconographie orientaliste, alternative visuelle au rêve pictural et colonial du Harem dans la perspective d'une possible contre-histoire.
### **16h –** _**Conférence**_ **:** « Jama’ al Fna ». Ethnographie d’une quête et d’une enquête à Marrakech
Intervenant : Rachid Mendjeli (EHESS)
Château de Fontainebleau – chapelle basse Saint-Saturnin
Inscrite en 2001 par l’Unesco au patrimoine oral et immatériel de l’humanité, la place Jama’ al Fna constitue un vaste théâtre à ciel ouvert, sans séparation entre artistes et spectateurs. Son nom renverrait aux ruines d’une mosquée inachevée, mentionnée dès le XVIᵉ siècle. Dès 1650, des sources attestent la pratique des halqa, cercles rassemblant conteurs, musiciens ou danseurs. Cette communication interroge la place du spectateur au sein de ces configurations performatives, à partir d’une enquête ethnographique fondée sur entretiens, photographies et films.
### **17h30 –** _**Remise de prix**_ **:** Grand Prix du festival de l’histoire de l’art 2026 pour _Vendre son art, De la Renaissance à nos jours_, de Sophie Cras et Charlotte Guichard
Intervenantes : Laurence Bertrand Dorléac (Directrice du comité scientifique), Sophie Cras (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Charlotte Guichard (Ecole normale supérieure - PSL)
Château de Fontainebleau - chapiteau cour ovale
Grâce au soutien de la maison Cartier, le Grand Prix du festival de l’histoire de l’art a été créé pour encourager toute action exemplaire (restauration, exposition, texte, édition, enquête, film, émission…) ayant eu lieu dans l’année. Cette année, le Grand Prix est attribué à Sophie Cras et Charlotte Guichard pour leur ouvrage _Vendre son art, De la Renaissance à nos jours_ (Editions Seuil).
### **18h30 –** _**Concert**_ **:** Black Koyo 3000k
Avec : Hicham Bilali (chant, guembri), Ayoub Boufous (chœur, qraqib), Jalal Abantor (chœur, tabl, qraqib), Driss El Oiriyagli (chœur, qraqib), Badr El Hernat (chœur, qraqib), Jamal Moustaid (batterie), Otmane Raoui (guitare électrique), Robbe Lattré (trompette)
Intervenante : Hélène Sechehaye (musicologue, University of Cambridge et Université libre de Bruxelles)
Théâtre municipal de Fontainebleau - salle de spectacle – 9 rue Dénecourt
Le groupe Black Koyo du _m‘allemin_ Hicham Bilali offrira aux festivaliers un voyage initiatique à travers des univers sonores variés, entre racines ancestrales de la tradition gnawa et sonorités contemporaines. Conçu comme une ode aux migrations et aux rapprochements culturels entre des territoires aussi éloignés que la Belgique et le Maroc, près de 3000 kilomètres, et comme un pont entre tradition et modernité, ce concert « Black Koyo 3000k » sera introduit par une leçon d’ethnomusicologie dispensée par Hélène Sechehaye, docteure en musicologie. Spécialiste reconnue de la scène gnawa bruxelloise, elle offrira aux spectateurs un éclairage sur ces traditions comme expression vivante d’une mémoire collective.
### **20h30 –** _**Projection**_ **:** _La Septième porte_
Intervenants : Touda Bouanani (artiste), Marie Pierre-Bouthier (Université de Picardie Jules Verne)
Cinéma Ermitage - 6 Rue de France, 77300 Fontainebleau
Ali, un jeune mendiant, est abordé par un riche vieillard qui lui confie son héritage à la condition qu’il ouvre toutes les portes de son palais à l’exception de la septième. À la mort du vieil homme, Ali désobéit et s’aventure dans un monde parallèle où le temps passe différemment. Ancien assistant de Jean Renoir, André Zwobada se distingue des autres cinéastes coloniaux en défendant des idées progressistes et le désir de valoriser la culture maghrébine. S’installant au Maroc, il s’inspire des contes et des légendes populaires pour réaliser successivement _La Septième porte_ (1947) et _Noces de sable_ (1948).
Précédé de _Mémoire 14_
Dans _Mémoire 14_, Ahmed Bouanani parcourt, archives à l’appui, l’histoire de son pays du début du siècle jusqu’à l’indépendance. Fortement malmené par la censure, ce film devait, au départ, devenir son tout premier long métrage : malgré les coupes imposées par le Centre Cinématographique Marocain, Mémoire 14 restera selon lui et pendant longtemps « l’unique film de montage » de l’histoire du cinéma marocain, le seul documentaire de création entremêlant de tels matériaux hétérogènes.
_En collaboration avec les Documents cinématographiques, le Centre Cinématographique Marocain et la Cinémathèque marocaine_
**Pour découvrir le reste de la programmation, rendez-vous sur le site du festival de l’histoire de l’art via le lien :** [**www.festivaldelhistoiredelart.fr**](http://www.festivaldelhistoiredelart.fr)