Apprentissage : un moyen efficace pour booster l'emploi des jeunes

L'apprentissage au niveau des jeunes gagne du terrain ces derniers temps. Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics mettent en place de nombreuses actions pour développer l'apprentissage. On peut citer comme exemple l'enveloppe dédiée spécialement à l'apprentissage des jeunes annoncée par l'ancienne ministre de l'apprentissage et de la formation professionnelle, Nadine Morano. Cette initiative fait partie des nombreux objectifs définis par le gouvernement ces dernières années pour développer l'apprentissage.

Qu'est-ce que l'apprentissage ?


Le contrat d'apprentissage est un type de formation en alternance qui doit comprendre une durée minimum de 400 heures par an, formation théorique et pratique en entreprise à la fois. Les diplômes qu'il est possible d'obtenir en apprentissage sont variés, dont entre autres le CAP, le bac professionnel, le BTS et même des licences professionnelles.

Les actions du gouvernement pour favoriser l'apprentissage


Dans cette perspective, l'Etat a alloué un montant de 500 millions d'euros au développement de l'apprentissage et notamment à la modernisation des centres de formation d'apprentis. Ce plan va de paire avec la création de pas moins de 15 000 places d'hébergement, un plan qui entre dans le cadre de la politique d'aide au logement.

Les 22 régions ont par ailleurs bénéficié d'une enveloppe supplémentaire estimée à 330 millions, pour dynamiser le secteur. Et la ministre a rappelé que le nombre d'années d'expérience requis pour le poste de maître d'apprentissage sera diminué à 3 ans au lieu de 5, notamment pour les salariés qui souhaitent exercer le métier.

Des mesures pour inciter les entreprises à embaucher des apprentis


Ainsi, la mobilisation au niveau des entreprises aura la forme de crédits d'impôts. Dans les entreprises comptant plus de 250 salariés, la ministre a négocié avec les partenaires sociaux l'amélioration du taux obligatoire des jeunes en alternance. Ce pourcentage a évolué de 3 à 4%. Le non-respect de ce quota conduit désormais à l'application de sanctions à ces entreprises, entre autres l'acquittement d'une surtaxe d'apprentissage. Par ailleurs, des mesures dites « incitatives » ont été prises à l'égard des entreprises employant entre 20 et 249 salariés. Dans le but d'encourager ces entreprises à adopter ce nouveau plan consacré à l'apprentissage, des bonus, tels que le non paiement de charges sociales, ont été octroyés.

Dans une revue de presse, Nadine Morano a annoncé la conclusion d'un accord de partenariat avec un réseau social professionnel et la mise en place d'une task force rassemblant des personnalités dotées d'expertise en matière d'apprentissage. Cette politique de dynamisation de l'apprentissage au niveau des jeunes entre dans le cadre de la facilitation de l'insertion professionnelle. En effet, selon des statistiques communiqués par l'Insee, le taux de chômage actuel est de 1 jeune actif sur 4 sans emploi. Ces données incitent l'Etat à inclure la lutte contre le chômage des jeunes dans la liste de ses priorités.